VIH/SIDA : Renforcement des capacités :

L’épidémie de VIH/SIDA est devenu un problème majeur de santé publique et de développement à travers le monde et en particulier en Afrique sub-Saharienne. Dès la reconnaissance par le gouvernement de l’existence des cas de Sida au Burkina Faso en 1986, une logique d’intervention pour endiguer la progression du VIH/SIDA a été entreprise. De 1987 à 2000, trois phases d’actions se sont succédées et ont permis de circonscrire les conditions indispensables pour la réussite de la lutte contre le VIH/SIDA.

Ainsi un processus de planification initié en 1998 sous le financement du PNUD a abouti à l’élaboration et à l’adoption par le gouvernement d’un cadre stratégique de lutte contre le SIDA pour la période 2001-2005. Ce cadre compte quatre axes qui sont :

 - Axe 1 : Renforcement des mesures de prévention de la transmission des IST et du VIH ;
 - Axe 2 : Renforcement de la surveillance de l’épidémie ;
 - Axe 3 :Amélioration de la qualité de la prise en charge globale des personnes infectées et affectées ;
- Axe 4:Elargissement de la réponse et promotion du partenariat national et international et de la coordination multisectorielle.

Pour le financement de ce cadre stratégique, le gouvernement a organisé en juin 2001 avec l’appui du PNUD, une table ronde des bailleurs de fonds qui a permis d’enregistrer des engagements à hauteur de 96 millions de $US.

Pour la conduite de ce cadre stratégique on a enregistré de part et d’autre : i) la contribution des partenaires nationaux à travers la société civile qui a crée et animé de nombreuse associations sur toute l’étendue du territoire ; ii) la contribution des partenaires internationaux en s’engageant de financer le cadre stratégique lors de la table ronde en juin 2001 ; iii) la contribution du gouvernement par la création du Conseil National de Lutte contre le SIDA et les IST(CNLS/IST) directement rattaché à la présidence du Faso et chargé d’orienter les actions de la lutte et le Secrétariat Permanent de Lutte contre le VIH/SIDA et les Infections Sexuellement Transmissibles (SP/CNLS/IST) chargé de coordonner toutes les activités de la lutte et d’assurer le suivi évaluation sur l’ensemble du territoire.

Le PNUD qui a été aux cotés du gouvernement tout au long de ce processus a choisi de mettre l’accent sur l’appui institutionnel du SP/CNLS-ISTet le soutien du monde associatif à travers le Programme d’Appui au Monde Associatif et Communautaire (PAMAC)

CONCLUSION
A la suite de toutes les actions menées depuis 1986, l’inversion de la tendance du VIH/SIDA pointe à l’horizon. En effet de 7,17% de séroprévalence en 1997 on est passé à 4,2% en 2002 et en fin 2004 l’Enquête en Démographie et Santé (EDS) donne un taux de séroprévalence de 1,8% sur un échantillon représentatif de la population adulte du pays en attente de validation.

Voir aussi le site du Programme SIDA

Point focal Programme SIDA : brice.millogo@undp.org