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LES HABITANTS DE BAKATA REALISENT LEURS PROJETS DE DEVELOPPEMENT AVEC LE SOUTIEN DE ADEPAC
A travers le Projet d’Appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne (ADEPAC), le PNUD a assisté 23 communes, peuplées de plus de 800 000 habitants, à diagnostiquer leurs besoins et à articuler leurs visions et leurs priorités de développement grâce à la mise en place d’un Plan Communal de Développement (PCD). Une de ces communes est Bakata, située dans la région du Centre-Ouest. Grâce à son PCD, elle a pu mobiliser plus de ressources pour la réalisation d’un grand nombre des projets qui améliorent la qualité de vie de ses habitants.
Auparavant, la commune rurale de Bakata était isolée. La route pour aller au chef- lieu était impraticable. Il n’y avait ni téléphone, ni électricité. Aujourd’hui, une bonne route y mène, le téléphone y est installé et des plaques solaires viennent d’être livrées. Celles-ci permettront pour la première fois d’éclairer la commune, les bâtiments publics tels que la mairie, la préfecture, le centre d’alphabétisation et les écoles.
« Le Plan nous sert beaucoup. Nous faisons des investissements systématiquement dans l’ordre et les bailleurs de fonds savent que ce qui est écrit dans le Plan. C’est l’expression de la population » affirme Marie Hélène Bouda, maire de la commune.
Le PCD de Bakata a été mis en place en 2008 à travers un processus participatif, soutenu par l’ADEPAC. Chaque habitant dans les 14 villages de la commune a été invité à articuler des idées pour développer la commune. Les besoins sont énormes et les villageois ont aussi été impliqués dans la tâche difficile de faire des priorités.
La population a identifié le manque d’eau comme le problème clé du développement. En moyenne, 800 habitants partageaient un forage là où les recommandations préconisent 150 personnes au maximum par forage. Les forages sont souvent très éloignés et les femmes passent toute la journée à se déplacer pour la corvée d’eau. Cela a une incidence négative sur la scolarisation, les parents préférant utiliser leurs enfants, surtout les filles, pour aller chercher l’eau. Seulement 35 % des filles de la commune sont scolarisées. La construction de nouveaux forages a donc été une priorité pour la population et la commune a pu installer 10 forages et un château d’eau en 2008.
La commune a également réalisé l’aménagement d’un bas-fond de 27 hectares qui permet de mieux conserver l’eau pendant l’hivernage. 550 agriculteurs ont eu une parcelle de 25 m2 chacun pour cultiver le riz avec des techniques modernes. Leur production a ainsi été doublée en 2009.
La réalisation de tous les projets inscrits dans le PCD 2008-2012 coûtera plus de 600 millions de francs CFA. La commune a déjà réalisé un grand nombre d’infrastructures dont un parc de vaccination, une aire d’abattage, la construction de 8 salles de classe et un terrain de sport, un jardin de la mairie, une plateforme d’intégration des jeunes, un local villageoise pour personnes vulnérables, la création d’activité culturelle « Festa Naba » la mise en place d’une coupe de foot agriculteurs contre des éleveurs etcetera. La maire de Bakata est actuellement en négociation avec des bailleurs de fonds car elle espère faire encore mieux en réalisant prochainement le plus grand et couteux projet du PCD, un barrage avec 200 hectares de terres aménagées.
« Le barrage est la clé de développement. La terre est bien fertile dans notre commune et si nous pouvions avoir deux cultures par an au lieu d’une, nous pourrions doubler les revenus de la population » espère Mme Bouda.
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