Renforcement des Capacités Nationales de gestion de catastrophes et relèvement de crises au Burkina Faso

  Contexte

Le Burkina Faso est un pays enclavé qui s’étend sur une superficie de 274 000 km2 et compte environ 14 millions d’habitants (recensement de 2006). La population est à plus de 80 % rurale, 54,9 % jeune et 51,6 % féminine. Avec un indice de développement humain des plus bas dans un contexte de gestion des ressources naturelles fragilisée par les aléas climatiques de la zone sahélienne, il est fortement dépendant  de l’Aide publique au développement. L’Enquête Burkinabé sur les Conditions de Vie des Ménages (EBCVM) de 2003 a montré que 46.4% de la population vit en dessous du seuil absolu de pauvreté. Elle indique par ailleurs que la pauvreté est un phénomène essentiellement rural : les zones rurales contribuent pour 93.6% à l’incidence de la pauvreté nationale.

Enfin, l’économie du pays est encore fortement agricole : ce secteur représente 35 % du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays et emploie 80 % de la population (UNDAF 2006 - 2010).
En plus des causes structurelles de la pauvreté qui touche plus de 40% de la population, le pays fait face à une série de catastrophes naturelles et crises dues, entre autres, aux aléas climatiques et qui mettent en exergue son extrême vulnérabilité. Le répertoire actuel des catastrophes naturelles ou anthropiques qui surviennent régulièrement au Burkina Faso comprend : les, sécheresses, les inondations, les épidémies (méningite, fièvre jaune, choléra, paludisme etc.), la pandémie de VIH/SIDA, les incendies, les attaques acridiennes (Nord du Burkina Faso en 2003-2004) et d’autres ravageurs des cultures, les épizooties (grippe aviaire 2005 -2006), les conflits frontaliers, les mouvements de populations (retour de 365 979 burkinabè de la Côte d’Ivoire en 2002-2003), les inondations (en 2007 toutes les 13 régions du pays ont été touchées, avec en tout 146 202 personnes sinistrées, 83 décès, 74 blessés, la destruction de 26 833 maisons et de 2 072 greniers).

Malgré ces efforts constants de réduction de la pauvreté,  de nouveaux défis se  sont manifestés. Au cours des derniers mois, les prix des denrées alimentaires et des principaux facteurs de production ont connu sur le marché international des hausses sans précédent. Fin mars 2008, l’indice FAO des prix alimentaires avait progressé de 57% par rapport à son niveau de mars 2007. Le prix du baril de pétrole a, quant à lui, dépassé le seuil symbolique de 140 dollars le baril, avant de revenir ces derniers mois à son niveau de 2007. Cette hausse observée au niveau mondial des prix des produits de base et de l’énergie a porté un coup de frein aux efforts du pays sur le chemin de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ; même si à moyen et long termes, elle peut constituer une opportunité pour le développement de l’agriculture et des énergies renouvelables comme le biocarburant, la biomasse et le solaire.

  Objectifs

Objetif global du projet

Le projet poursuit un double but :

  • Appuyer le développement des capacités du Burkina Faso en matière de gestion (prévention, réponse) des crises et des catastrophes, en s’appuyant sur un dispositif pérenne qu’est le CONASUR et ses démembrements, pour doter le pays d’un cadre politique, légal et opérationnel efficace ;
  • Renforcer la coordination des initiatives d’appui du SNU et de la communauté des partenaires pour la formulation de la stratégie de réponse  du gouvernement à la hausse des prix et aux crises et  catastrophes.
  •   Objectifs spécifiques

    Pour atteindre les buts ci-dessus, le projet se fixe 4 objectifs spécifiques :
    Objectif  1 : Renforcer les capacités Institutionnelles de préparation, de réponse et de gestion des risques de catastrophes par la mise à disposition de ressources additionnelles (humaines, financières et matérielles) en vue d’une meilleure coordination, d’une réponse décentralisée et d’une meilleure adaptation aux changements climatiques.
    Objectif 2 : Mettre en place un système d’information intégré sur les risques de catastrophes et des outils pour la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC) au niveau central et de deux régions d’intervention pilotes (y compris au niveau communautaire).
    Objectif 3 : Intégrer la Réduction des Risques de Catastrophes dans le Cadre Stratégique de Lutte Contre la Pauvreté (CSLP), les Plans de Développement sectoriels et régionaux et leur Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT).
    Objectif 4 : Mettre en œuvre le  plan de contingence multirisques et appuyer la formulation d’une stratégie nationale de gestion des  catastrophes et de relèvement à valider par les acteurs nationaux  et les partenaires techniques et financiers en vue d’une mobilisation conséquente des ressources

      Cibles

    - Toutes les treize (13) régions   du pays sont dotées de plans de contingence multirisques  régionaux opérationnels et les acteurs locaux formés à leur mise en œuvre

    - 10 % de plans locaux de développement des 2 régions couvertes par le projet
    Renforcement des capacités nationales de Gestion des Catastrophes et Relèvement de Crises au Burkina Faso prennent en compte les aspects de prévention de crises et relèvement.

      Indicateurs

    - Nombre de plans de contingence multirisques opérationnels au niveau national et régional

    - Nombre de plans locaux de développement prenant en compte les aspects de prévention de crises et relèvement.

  Numéro du Projet
72431
  Statut
En cours
  Lieu

Régionsdu Centre (Ouagadougou) et  
2 régions pilotes : Régions du Nord (Ouahigouya)
et des Hauts Bassins (Bobo Dioulasso)

  Durée
3 ans
  Modalité d'exécution
NEX
  Partenaires Nationaux

CONASUR et démembrements, partenaires humanitaires

  Directeur National
Monsieur Aboubakar Diané,
Secrétaire Permanent du (CONASUR)
  Budget estimatif

1  857 858 US$  

  Budget disponible

1 595 000 US$

  Contributions de plus 100,000 US$
  • Contribution du PNUD: 1 230 000
  • BCPR: 930 000  US$
  • PNUD Burkina Faso 300 000 US$
  •  Gouvernement (en nature): 365 000 US$
  Documents relatifs au projet
PRODOC
  Contact du PNUD

Felix SANFO

felix.sanfo@undp.org