|
JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE : LE COMBAT CONTINU POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE
Ouagadougou, octobre 2011 : «De la pauvreté à la viabilité, les peuples au sein d’un développement inclusif». C’est sous ce thème que la communauté internationale a célébré la Journée Internationale de Lutte contre la Pauvreté 2011.
Comme l’a rappelé, l’Administrateur du PNUD dans son message de commémoration, face à un monde qui devrait atteindre 7 milliards d’habitants, il est vital de maintenir un avenir de sécurité et de paix où tout un chacun puisse avoir un accès durable à la nourriture à l’eau potable ainsi qu’aux moyens de jouir d’une vie décente et digne. Au Burkina Faso, c’est l’Association Trait d’Union des Jeunes Burkinabè (ATUJB) qui a accueilli tous les acteurs de la lutte contre la pauvreté : Gouvernement, Partenaires Techniques et Financiers, Agences du Système des Nations Unies (SNU), les Organisations de la Société Civile, les associations partenaires de ATUJB et la population de Cis-sin, pour commémorer cette importante journée. Une occasion d’avoir une pensée pour les personnes pauvres du monde entier mais également de jeter un regard rétrospectif sur les actions de lutte contre la pauvreté au Burkina Faso.
L’ATUJB est une organisation de jeunes volontaires au service du développement de la jeunesse et de l’enfance. Elle œuvre en faveur des populations les plus vulnérables et les groupes spécifiques à savoir les jeunes et les travailleuses du sexe. Les activités de dépistage et d’intégration socio-économiques qu’elle mène en faveur de ces groupes sont essentielles non seulement pour inverser la tendance de la transmission du Sida mais aussi pour combattre la pauvreté. Selon Monsieur Dakiri SAWADOGO le président du bureau exécutif de l’ATUJB, ces activités portent sur l’alphabétisation des jeunes, l’appui aux activités génératrices de revenus (AGR) des femmes, la formation professionnelle, la prise en charge intégrale des enfants vivants dans la rue, les actions de sensibilisation contre les maux sociaux tels que la drogue, la prostitution, le banditisme, les IST-VIH /SIDA.
En choisissant l’ATUJB pour cette cérémonie, le PNUD avait comme objectif, de promouvoir l’accélération des efforts en vue de l’atteinte des OMD 1 (Eliminer l’extrême pauvreté et la faim), OMD 3 (Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes) et OMD 6 (Combattre le VIH/Sida). Une façon, selon le Représentant Résident du PNUD, de démontrer l’importance de la participation communautaire dans la lutte contre le VIH/SIDA. « Le PNUD est convaincu que la pauvreté n’est pas une fatalité et qu’il est possible à travers l’inclusion et la participation de tous dans les processus nationaux, de progresser rapidement vers le développement durable et équitable et ainsi d’éradiquer la pauvreté. En une décennie, le Burkina Faso a connu une baisse importante du taux de prévalence au VIH qui est passé de 7,17 pour se stabiliser aujourd’hui à un taux de 1,2 %. Ces avancées remarquables sont dues à un leadership au plus haut niveau national, aux efforts constants des communautés sur le terrain et des acteurs clés de la riposte.Le dynamisme du travail communautaire appuyé par le Programme d’Appui au Monde Associatif et Communautaire, est exemplaire et a permis une mobilisation des communautés et des populations concernées pour une meilleure prise en compte des risques de transmission de la maladie, une meilleure prise en charge ainsi que des alternatives de réinsertion sociale. Nous avons choisi l’ATUJB pour témoigner de ce dynamisme sur le terrain. Le travail de cette association et celui des autres acteurs communautaires reste une inspiration essentielle dans le combat contre le VIH/sida et partant celle de la lutte contre la pauvreté » », a-t-il déclaré dans son discours.
En dépit des efforts enregistrés la pauvreté demeure un défi majeur à relever au Burkina Faso où plus de 4 burkinabè sur 10 sont touchés. Par ailleurs 44,08% des femmes sont concernées contre 43,65% d’hommes d’où son caractère féminin. La pauvreté reste prédominante en milieu rural avec un taux de 50,7% en 2009. Le Secrétaire Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles a affirmé que : « l’infection au VIH aggrave la pauvreté et réduit la capacité des populations à se prendre en charge » d’où un lien direct entre VIH/sida et pauvreté. Il a encouragé l’ATUJB à continuer à conjuguer son engagement dans la lutte contre le VIH/ sida et la survie des couches défavorisées. L’approche participative et inclusive avec une plus grande responsabilisation des acteurs à la base à travers un mécanisme de filets sociaux est aussi à encourager.
Le partenariat entre le PNUD et le gouvernement du Burkina Faso s’appuie sur la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD) et engage ainsi le gouvernement à réaliser « une croissance économique forte, soutenue et de qualité, génératrice d’effets multiplicateurs sur le niveau d’amélioration des revenus et la qualité de vie des populations et soucieuse du respect du principe de développement durable. » Ainsi la qualité de la croissance, sa répartition dans les secteurs où les pauvres sont les plus concentrés participent à la réalisation d’une stratégie de développement qui est source de bien être partagé.
|