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LE PNUD BURKINA CELEBRE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA DEMOCRATIE
A l’ occasion de la journée Internationale de la Démocratie, le PNUD Burkina Faso a organisé le jeudi 15 Septembre 2011 à l’hôtel Azalai, une conférence publique sur le thème « Inclusion de la jeunesse et démocratie ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme Pays du PNUD dont la gouvernance est l’un des axes majeurs.
Le Pr. Augustin Marie Gervais Loada, connu sur le plan national et international pour son expérience et sa grande capacité d’analyse des questions de gouvernance, a animé la conférence ; conférence modérée par M. Adam Boris Ouédraogo, Président du Conseil National de la Jeunesse (CNJ). La présentation du Pr. Loada a mis l’accent sur la participation et le rôle de la jeunesse burkinabè dans le renforcement de la démocratie. Selon le Pr. Loada « La démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple », ce qui signifie l’implication de tout le monde notamment des jeunes qui sont « non seulement l’avenir mais aussi le présent du processus démocratique », a ajouté le Président du CNJ.
Des progrès ont été réalisés en matière de démocratie au Burkina Faso mais il reste néanmoins beaucoup d’efforts à fournir pour la rendre plus solide et efficace. En effet, selon une étude menée en 2008 par le Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) et cité par le Pr. Loada, les gens confirment bien qu’il existe une démocratie au Burkina Faso mais que celle-ci est fréquemment confrontée à des problèmes majeurs. Les jeunes sont ainsi sous-représentés sur le plan sociopolitique, ce qui fragilise davantage le processus démocratique.
Les discussions qui ont suivies l’exposé de M. Loada furent riches et accompagnées de propositions pertinentes. L’influence de la culture sur l’évolution de la démocratie a suscité moult débats parmi le public. Dans sa réponse, M. Loada a souligné que la culture africaine ne constitue pas un frein à la démocratie. Par contre, il existe d’autres facteurs qui entravent la démocratie en Afrique, il s’agit notamment de l’analphabétisme, l’ignorance, la pauvreté etc. D’autres intervenants ont constaté que les forums de discussions et de rencontres qui sont régulièrement organisés sur ce sujet n’offrent pas réellement l’opportunité aux jeunes de participer aux prises de décisions politiques. Les avis et les préoccupations des jeunes ne sont pas pris en compte lors de ces séances de rencontre et, aujourd’hui encore, les décisions leur sont imposées par les autorités, sans réelle consultation préalable.
Cette conférence a permis aux participants, des jeunes en majorité, de s’informer et de renforcer leurs connaissances en matière de démocratie. Cependant, force est de constater que beaucoup de défis restent à relever quant à l’inclusion des jeunes dans la démocratie. Il est nécessaire que le gouvernement prenne en compte les préoccupations des jeunes, promeuve leur participation dans les sphères de décisions, et facilite leur accès à l’information. Dans le même ordre d’idée, il est nécessaire de multiplier les cadres d’échanges et les contacts entre les jeunes, les autorités politiques et les institutions démocratiques du pays.
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