OMD ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES - LES PARLEMENTAIRES ET JOURNALISTES SE FORMENT POUR MIEUX AGIR

Le PNUD a organisé les 16 et 17 novembre dernier un panel de discussion avec les parlementaires et les journalistes à Kombissiri. Ce panel était placé sous le thème de « Impact des Changements climatiques sur l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et le développement durable au Burkina Faso ».

L’objectif était de fournir aux participants les informations susceptibles d’améliorer la prise en compte des défis des changements climatiques dans leurs missions respectives à la veille de la 17ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.

La rencontre avec les parlementaires avait pour but de créer un cadre d’échanges entre l’Assemblée Nationale et les personnes ressources sur les principaux enjeux et défis des négociations internationales, favoriser une participation avisée des députés au dialogue national en vue des négociations internationales et faciliter la mise en cohérence des instruments législatifs avec les engagements internationaux du Burkina Faso.

Les discussions avec les journalistes visaient à les outiller pour mieux suivre et répercuter efficacement au public les conclusions de la 17ème conférence des parties à la Convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CNUCC) à Durban. Aussi, ce panel a contribué à offrir aux journalistes un cadre d’échange sur les défis d’une gestion efficace des opportunités et risques liés aux changements climatiques au Burkina Faso. Avec chacun des groupes d’acteurs, des personnes ressources ont présenté des communications sur les défis du développement durable au Burkina, l’état des négociations sur les changements climatiques, les enjeux et défis pour l’Afrique de l’Ouest des négociations sur le Fonds Vert pour le Climat, les fonds nationaux pour le climat. Les intervenants étaient du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, du PNUD et de l’Université de Ouagadougou.

Avec les parlementaires les échanges ont surtout porté sur les préoccupations suivantes :

La nécessité de penser à des réponses à l’échelle de l’Afrique au vu des difficultés observées dans les négociations internationales.

La nécessité de mettre en place une plateforme nationale pour faire face aux changements climatiques en veillant à une identification adéquate des parties prenantes notamment au niveau des collectivités territoriales .

L’importance d’explorer de façon optimale les possibilités de valorisation des énergies de substitution.

Les articulations entre le Fonds Vert pour le Climat et les Fonds Nationaux pour le Climat.

La nécessité de faire des progrès significatifs dans le processus de transfert des compétences de gestion des ressources naturelles aux collectivités pour renforcer l’ancrage des politiques nationales en matière d’adaptation au niveau local.

Les députés ont particulièrement salué l’initiative de les impliquer dans les débats sur les changements climatiques qui ont jusque là privilégié les techniciens.

Avec les journalistes, les échanges se sont orientés sur :

Les implications des mécanismes de financement du Fonds Vert pour le Climat sur le respect du principe du pollueur payeur.

Les chances de succès des négociations internationales dans le contexte de la crise financière et les motivations des pays du Nord à approvisionner le Fonds Vert pour le Climat.

Les notions de marché et de crédit carbone.


Les modalités de construction de la position africaine dans les négociations sur les changements climatiques.


Les journalistes ont souhaité que ce type d’exercice d’information et d’échange cible davantage les acteurs locaux avec l’utilisation des langues locales.

Les deux groupes d’acteurs ont formulé le vœu de poursuivre les interactions avec le PNUD sur les principaux sujets de l’agenda international à prendre en compte dans les politiques nationales.

Le PNUD a par ailleurs consenti à prendre en charge la participation à la COP 17 de la Présidente du réseau de journalistes burkinabè dénommé Cercle d’Information sur les Changements Climatiques. Sa participation a permis à la Radio Savane FM de faire trois reportages en langue mooré sur l’évolution des négociations à Durban.