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Réduction de la pauvreté et atteinte des OMDAppui conseil à l’atteinte des OMDLe Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) a sollicité l’appui du PNUD pour définir une stratégie nationale d’accélération de l’atteinte des OMD d’ici 2015. Il a été proposé la mise en œuvre d’une stratégie reposant sur trois piliers : (i) l’estimation sectorielle des besoins financiers et humains de long terme ; (ii) le diagnostic des capacités institutionnelles et systématiques et (iii) une stratégie de mobilisation des ressources et une évaluation de l’impact macroéconomique de la politique d’accélération de l’atteinte des OMD. Des travaux d’estimation sectorielle des besoins d’investissement ont été entrepris sous le leadership de la Direction Générale de l’économie et la planification (DGEP) du MEF et les résultats de cet exercice d’évaluation des coûts des OMD dans huit secteurs ont été centralisés donnant ainsi dès la fin de l’année 2007, une première estimation du coût global de l’atteinte des OMD. plus de fonds. Une étude sur la capacité des secteurs à piloter leurs politiques sectorielles a été lancée cette année. Les résultats de cette étude permettront de nourrir la réflexion engagée par le Centre d’Analyse des Politiques Economiques et Sociales dans le cadre de l’élaboration de la politique nationale de renforcement des capacités. Le PNUD a également assuré la diffusion du rapport sur les partenariats publics privés et le Développement Humain qui a été le sujet du rapport national 2007 sur le développement humain. Le rapport montre comment l’Etat et le secteur privé peuvent concourir efficacement au Développement Humain. Ce rapport a été lancé officiellement en juin 2008 à travers une série de présentations faites à divers groupes, notamment aux étudiants de l’université, aux fonctionnaires de l’administration ainsi qu’aux PTF. En outre, le PNUD a appuyé des activités de plaidoyer sur la responsabilité sociale des entreprises auprès d’une quarantaine d’entreprises du secteur privé lors de deux conférences (une à Bobo-Dioulasso et une à Ouagadougou). Enfin, le PNUD et la SNV apportent leur appui technique et financier à un projet d’accélération de l’atteinte des OMD dans les régions de la Boucle du Mouhoun et du Centre Sud dans les secteurs santé et éducation. Ces régions ont été choisies car elles font partie des régions les plus affectées par la pauvreté. Le renforcement des capacités institutionnelles pour appuyer le processus de décentralisation en cours constitue une condition clé de l’atteinte des OMD. Ce projet, dont les activités ont démarré cette année, a les objectifs suivants :
Parmi les acquis de ce projet en 2008, on peut noter , la mise en place de modèles de costing régional dans les secteurs santé et éducation et la tenue de formations pour les structures déconcentrées sur les outils de costing , la mise en place d’un outil d’auto-évaluation, développé par la SNV, qui permettra aux communes de mesurer leurs performances et de planifier leurs activités Renforcement du secteur de la micro finance Le PNUD est chef de file des PTF dans le domaine de la micro finance et appuie depuis longtemps les efforts du Gouvernement dans ce domaine en partenariat étroit avec le FENU. La Stratégie Nationale de Micro finance (SNMF) et le plan d’action pour sa mise en œuvre, adoptés respectivement en 2005 et en 2006, ont été élaborés de manière participative par le Gouvernement avec l’appui financier et technique du PNUD, du FENU et d’autres PTF. En juin 2008, le programme de renforcement du secteur de la micro finance (PRESEM), co-financé par le FENU, le PNUD, la Banque Mondiale (BM) et la Banque Africaine de Développement (BAD), a été lancé. Ce programme, d’une durée de trois ans, a pour objectif de favoriser l’accès à des services de micro finance viables et pérennes à une majorité de ménages pauvres ou à faibles revenus et de micro entrepreneurs. Il vise notamment les femmes et les jeunes. Le PRESEM contribuera essentiellement à la mise en œuvre de trois des cinq axes de la SNMF à savoir l’amélioration du cadre socio-économique, institutionnel, légal, réglementaire et fiscal, le renforcement des capacités des institutions de micro finance et le développement et la diversification des produits et services financiers notamment dans les zones non couvertes. Elargissement des opportunités d’emploi et d’activités génératrices de revenusUn projet d’appui à la promotion de l’emploi et à la formation professionnelle a démarré en 2008 en partenariat avec le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi et l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (ONEF). Parmi les principales avancées en 2008, on peut noter :
Outre ce projet de portée nationale, les opportunités d’emploi et d’activités génératrices de revenus (AGR) des femmes et des jeunes ont pu être élargies à travers la mise en œuvre de deux autres projets. Le projet de réduction de la pauvreté chez les femmes handicapées, financé par le secteur privé à travers l’initiative « Faire équipe contre la pauvreté » parrainée par les footballeurs ambassadeurs de bonne volonté du PNUD Ronaldo et Zinédine Zidane. Dans le cadre de ce projet, des formations portant sur l’utilisation des sachets plastiques (tricotage et confection d’objets utilitaires) ont été administrées aux membres de l’Association pour la Promotion des Femmes Handicapées et deux fonds de micro crédit, chacun d’un montant de 1,500,000 FCFA ont été mis à leur disposition en 2007 et 2008 pour financer des AGR.. A travers le Projet d’appui à la Réduction de la Pauvreté des Jeunes défavorisés ou marginalisés de la région des Hauts-Bassins (REPAJE), géré par le programme VNU et cofinancé par la coopération Luxembourgeoise et le Gouvernement, une nouvelle approche d’accompagnement de la jeunesse a été expérimentée avec succès. Le projet REPAJE, qui avait débuté en 2003 et qui a pris fin en décembre 2008, a ainsi permis d’assurer la formation professionnelle et l’apprentissage d’un métier à 523 jeunes en difficultés dont 377 disposent déjà d’une qualification professionnelle qu’ils font valoir sur le marché du travail. En outre, 399 jeunes en difficultés et 77 parents démunis ont bénéficié de subventions pour la mise en œuvre de microprojets ou d’AGR. La majorité de ces bénéficiaires ont créé de petites entreprises et sont maintenant installés à leur propre compte. Les jeunes ont presque tous tendance à assimiler le projet REPAJE à la promotion de la micro entreprise, à l’auto emploi et à la réinsertion sociale. Amélioration des revenus et de la sécurité alimentaire pour les groupes vulnérables Le programme « Amélioration des revenus et de la sécurité alimentaire pour les groupes vulnérables » (ARSA) a démarré en 2006 et s’articule autour de trois composantes, à savoir :
Amélioration de la production agricole des petits exploitants Au titre des acquis de ce programme, on peut citer :
Le potentiel des produits forestiers non ligneux A date, l’appui du projet démarré en 2007 a permis d’obtenir les résultats suivants :
Energie et pauvreté La plateforme multifonctionnelle est une infrastructure d’énergie décentralisée au sein d’un village, créée et gérée par un groupement ou une association de femmes. La plateforme, qui utilise un moteur diesel, est conçue pour se substituer à la force motrice humaine et peut faire fonctionner différents outils permettant notamment la mouture de céréales, le broyage de karité, le décorticage de maïs… Elle peut également produire l’électricité nécessaire au fonctionnement d’un réseau d’eau ou d’éclairage. En décembre 2008, les résultats atteints sont les suivants :
Une étude d’impact réalisée en août 2008 a relevé les nombreuses retombées positives du programme notamment :
Gestion durable des ressources naturellesAu titre de l’appui à la formulation des politiques et stratégies, les principaux acquis du programme portent surtout sur :
En sus de l’appui à la formulation de politiques et stratégies nationales, le PNUD réalise sur le terrain des projets pilotes visant à opérationnaliser ces politiques et stratégies, formulées et adoptées par le Gouvernement et à permettre aux autres partenaires de s’investir dans ces différents domaines. Dans le domaine de la diversité biologique, un important projet régional a vu le jour en 2008. Ce projet, financé par le FEM, a pour objectif d’appuyer les populations riveraines des parcs nationaux et réserves de faune du parc W-Arly-Pendjari, qui couvre trois pays (le Niger, le Bénin et le Burkina Faso), à mieux gérer les ressources naturelles en partenariat avec les autres acteurs travaillant dans la zone. Ce parc est le plus grand et le plus important continuum d’écosystèmes terrestres, semi-aquatiques et aquatiques de la ceinture de savane d’Afrique de l’ouest. Cette riche biodiversité est menacée par divers facteurs, notamment les empiètements agricoles, la transhumance non contrôlée, le braconnage, les feux de brousse non contrôlés, l’envasement et la pollution des eaux de surface, les changements et variabilités climatiques et la récolte non durable des PFNL, du bois et du poisson. L’appui de ce projet va aider les populations à faire face à ces menaces et préserver la biodiversité de ce complexe. La mise en œuvre de ce projet débutera en 2009. Au niveau du changement climatique, plusieurs projets pilote ont été mis en place. Un projet pour la mise en œuvre des actions identifiées dans le PANA a été élaboré en 2008 et approuvé par le FEM. l. Concernant le volet mitigation des changements climatiques, il y a eu d’importants développements en 2008. Un inventaire des gaz à effets de serre, qui a permis d’identifier les secteurs clés contribuant aux changements climatiques, a été effectué et validé en octobre 2008. Cet inventaire va permettre de déceler la vulnérabilité aux changements climatiques dans des domaines spécifiques et de proposer des actions de mitigation adaptées. Le Mécanisme de Développement Propre (MDP) du Protocole de Kyoto représente une opportunité de transferts de fonds et de technologie des pays industrialisés vers les pays en développement notamment à travers la filière Marché du Carbone. Le Burkina Faso a mis en place son Autorité Nationale Désignée (AND), qui est un des organes recommandés dans le cadre de la mise en œuvre du Protocole de Kyoto, le 08 mai 2006. L’AND a, entre autres, pour mission de réglementer la mise en place de projets relevant du MDP et de faciliter l’accès du pays à ce marché. Une étude portant sur l’évaluation du potentiel MDP au Burkina Faso a permis d’identifier les secteurs et promoteurs potentiels ainsi que les défis dans la mise en œuvre de projets MDP. Suite à cette étude, deux notes d’information de projet du MDP avec deux sociétés burkinabè, à savoir, la SONABEL (société nationale d’électricité) et l’ONEA (office nationale de l’eau et de l’assainissement) ont été formulées. Le 21 novembre 2008, l’ONEA a signé un Mémorandum d’Accord avec le « MDG Carbon Facility » (Mécanisme de financement Carbone dans le cadre des OMD) du PNUD . Pour ce qui est de l’appui à la formulation de la législation et de la réglementation environnementales, les résultats principaux obtenus sont : la relecture du Code de l’environnement et du Code forestier, le renforcement des capacités techniques et opérationnelles de la direction en charge de la législation environnementale, des industriels et entreprises, des inspecteurs ainsi que des acteurs de la société civile. Au titre de l’appui au renforcement des capacités des acteurs à gérer l’environnement, les acquis du programme ont concernés les structures gouvernementales, les ONG et associations, le secteur privé, ainsi que les acteurs à la base. Ainsi, on peut citer :
La société civile, constituée par les ONG et associations ayant bénéficié de formations, est chargée de former les organisations à la base : ce sont l’AMIFOB (Amicale des Forestières du Burkina), Buayaba et l’ADN (Agir pour le Développement du Nahouri). Ces ONG avaient la responsabilité de former à leur tour des femmes défavorisées des communes rurales des zones à risque et des femmes élues à la base, sur la lutte contre la désertification, les méthodes de conservation des ressources naturelles et la valorisation des PFNL. Par ailleurs, un réseau constitué d’Organisations de la Société Civile œuvrant dans le domaine de l’environnement a bénéficié d’un appui financier de ce programme pour sa mise en place, la formation de ses membres, la constitution d’un site web fonctionnel et l’animation d’un bulletin d’information.
Un des acquis important de ce programme est l’outil de renforcement de capacités en matière d’environnement qu’est le réseau d’information et de documentation environnementale du Burkina Faso. Ce réseau permet à tous les acteurs travaillant dans les régions et au niveau des ministères d’accéder à l’information et la documentation environnementale. La publication périodique du bulletin trimestriel d’information du MECV « Notre environnement » depuis 2006 est à porter également au titre des acquis du programme. La composante « amélioration du cadre de vie des populations en milieu urbain et semi urbain », consiste en la réplication de certains volets de l’expérience positive du projet ONU Habitat du secteur 21 de Bobo-Dioulasso dans six autres secteurs de Bobo et dans 2 autres villes. Cette initiative d’ONU-Habitat est relative à la mise en œuvre d’une stratégie communale de gestion des services urbains de base et est un partenariat entre la Commune de Bobo-Dioulasso, le Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, le MCEV, le Centre Régional pour l’Eau Potable et l’Assainissement à faible coût, ONU-Habitat et le PNUD. Des formations sur le traitement et la transformation des ordures ont été dispensées à six Groupements d’Intérêt Economique (GIE). Ces groupements ont reçu chacun deux charrettes à traction asine, un lot de petit outillage, un lot de matériel de protection et un hangar. Les femmes de ces GIE sont à présent non seulement capables de gérer les ordures de leurs communes et contribuent à rendre leur cadre de vie meilleur, mais elles génèrent également des revenus grâce à la transformation des ordures. Enfin, au titre de la composante relative à l’information et la sensibilisation des acteurs sur les défis et les enjeux d’une gestion durable des ressources naturelles, de nombreux outils sur l’éco citoyenneté ont été développés et diffusés à différents groupes cibles et en langues nationales, surtout au niveau des communes, qui en ont fait un défi à travers la mise en place de forêts communales, l’organisation de journées de salubrité, l’organisation de concours divers en faveur de la préservation de l’environnement.
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